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Coulisses & Parcours

De ma chambre à un institut : mon parcours

Limi's Art : article 09

On me demande souvent comment j’en suis arrivée là. La réponse tient en une phrase : j’ai commencé sur une table de nuit, dans ma chambre. Voici le reste.

Une frustration d’adolescente

Au collège et au lycée, j’aimais déjà prendre soin de moi. J’allais en salon me faire les ongles et j’en ressortais rarement satisfaite : j’avais une image très précise en tête, et je n’arrivais jamais à la faire comprendre.

Après mon bac, je n’ai pas eu les moyens de partir étudier à l’étranger et j’ai raté les inscriptions à l’université. Cette année blanche, je l’ai occupée avec une formation en esthétique chez IPAC, qui délivre un diplôme d’État. C’est là que j’ai découvert l’onglerie. Et pour la première fois, j’ai pu faire mes ongles exactement comme je les imaginais.

Facebook, puis les premières clientes

Je publiais mes réalisations pour le plaisir de partager. Puis les messages ont commencé : « est-ce que tu reçois des clientes ? » L’idée est venue comme ça, sans plan.

Mes premières clientes, je les ai reçues dans ma chambre, sur une petite table de nuit, avec du matériel très basique. J’ai fait avec pendant un moment. J’ai changé de table, toujours dans ma chambre. Mes premières formations se sont données là, puis dans la salle à manger familiale.

Ce que je n’avais pas prévu

Les chaînes de télévision, les radios et les journaux m’ont repérée. On a parlé de moi un peu partout, et je n’ai jamais eu à payer pour ça. À force d’économies, j’ai pu demander une salle à mon père : c’est le lieu où se trouve Limi’s Art aujourd’hui. Puis est venue l’autorisation d’enseigner délivrée par le Ministère de l’Enseignement.

Les moments où j’ai voulu arrêter

Il y en a eu. Des périodes sans clientes, des retours négatifs, des problèmes de personnel. J’ai fermé mon salon en ville du jour au lendemain, alors que c’était un projet qui me tenait à cœur depuis des années. Plusieurs fois, j’ai voulu tout laisser tomber.

Ce qui m’a fait rester, c’est la passion du départ. Et aujourd’hui, plus de 300 personnes ont appris ce métier avec moi, à Antananarivo, dans les provinces, et jusqu’à l’étranger. C’est ce que je regarde quand j’ai un doute.

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Parlons de vos ongles

Écrivez-moi sur WhatsApp : je réponds moi-même et je vous oriente vers la prestation la plus adaptée.

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